Mercredi 19 novembre 2008
Le 20 Novembre, date mondialement connue comme celle de la première crucifixion du grand schtroumpf par le cruel Gargamel serait cette année une journée faste. Ou un jour néfaste, c'est selon. Fête
nationale au programme, autrement dit, la traditionnelle journée de grève bisannuelle de l'éducation nationale et du même coup des étudiants. Une si belle occasion d'emmerder le monde il ne
faudrait surtout pas la louper.
Le motif invoqué : la refonte du système d'éducation. Vous avez remarqué comme à chaque tentative de réforme le peuple descend bravement dans la rue. Le plus marrant c'est qu'à la prochaine, soit
dans maximum trois ans, ceux là même qui seront demain dans la rue pour dénoncer les méfaits des mesures gouvernementales se battront becs et ongles pour les conserver.
La France est peuplée de veaux, on la sait depuis longtemps. Demain ce seront des milliers de bovins à clarine qui se répandront dans les rues arborant fièrement le dernier T-shirt Che Guevara et
entonnant l'internationale pour un oui ou pour un non. Enfin surtout pour un non quand on connaît la propension de la gauche extrême à refuser tous les projets sans pour autant en offrir de
nouveau.
Manifestons contre les manifestants.
Il est cependant vrai que notre éducation nationale n'a pas besoin d'une réforme. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible disait Pangloss. Dans des régions sensibles comme les
banlieues, les professeurs en sont réduit à faire du gardiennage tellement les élèves sont récalcitrant. Pire ils ont pour consigne de ne jamais tourner le dos aux élèves et ne donnent pas de
devoirs sous peine de blâme. Le paradis sur terre.
Alors certes, les professeurs qui arriveront avec leur petit master en poche, sans aucune expérience de l'éducation, sans le moindre stage, seront probablement un peu perdu. Mais pensons a nos
vaillants soldats qui en 14 et en 39 sont parti au front sans expérience aucune. Ils n'en sont pas mort. Enfin pas tous. Soyons donc optimiste, quelques uns s'en sortiront, pour les autres le
suicide reste une bonne voie.
Quant à la soi-disant privatisation du Crous, les mots des leaders de l'UNEF sont une fois de plus largement au-delà de la vérité. Il serait d'ailleurs marrant de consacrer un article au
parallélisme UNEF-Voici. "La terrible rupture de Jean Pierre Pernaud" contre "Le gouvernement des profiteurs casse notre modèle social". Beau match en perspective.
Cette "privatisation" donc est en fait une entrée de l'entreprise dans le monde scolaire. Un peu sur le modèle américain finalement. Le but est bien entendu d'orienter les jeunes vers des secteurs
et des compétences qui leurs permettront d'avoir un diplôme assortit d'un travail. Car il faut bien avouer qu'une licence d'histoire à moins de manger du papier ne nourrit pas son homme.
Enfin pour ajouter la touche finale à la toile de maître que je viens de vous dépeindre, je rappelle que le jeudi 20 Novembre 2008 est la date de sortie du plus mauvais des vins français, le
Beaujolais !! Voilà qui devrait souligner s'il le fallait encore la couleur politique du cortège.
Tract à imprimer et à faire passer à l'UNEF.
Encouragements divers